En 2022, Iriscare ouvre le centre d’évaluation de l’autonomie et du handicap (CEAH) dont l’une des missions est d’évaluer les affections chez les enfants bruxellois. Iriscare dresse le bilan des premières années d’évaluation par le CEAH.
Trois ans après la création du Centre d’Évaluation de l’Autonomie et du Handicap (CEAH), Iriscare fait le bilan du soutien aux enfants bruxellois atteints d’une affection. Depuis que la Commission communautaire commune (Cocom) a repris la compétence, le nombre d’enfants reconnus a fortement augmenté, avec une hausse de 27,65 % par rapport à 2020. En juin 2024, 8.263 enfants bruxellois atteints d’une affection bénéficiaient d’un supplément aux allocations familiales. Celui-ci s’élevait en moyenne à 283,96 € par mois.
Forte augmentation des reconnaissances, surtout pour les troubles du spectre autistique et les troubles du développement
Depuis janvier 2022, le CEAH réalise les évaluations médicales nécessaires à l’octroi de l’allocation familiale majorée. Les chiffres montrent une nette augmentation du nombre d’enfants reconnus, notamment pour des affections telles que les troubles du spectre autistique, les troubles du langage et les troubles de l’apprentissage. Cela indique une amélioration du diagnostic au sein du monde médical pour ces affections, permettant au CEAH d’accorder plus de reconnaissances sur la base de ces diagnostics.
Actuellement, 2,74 % des enfants bruxellois âgés de 0 à 17 ans sont reconnus comme enfants atteints d’une affection. En Flandre, ce pourcentage est de 3,26 %. Cette différence montre que, malgré les progrès notables à Bruxelles, il est essentiel de poursuivre dans cette direction et de continuer à investir des évaluations efficaces.
Inégalité sociale : les enfants atteints d’une affection proviennent plus souvent de familles à faible revenu
L’analyse montre que les affections sont plus fréquentes dans les communes les plus grandes et les plus précarisées de Bruxelles. Plus de la moitié des enfants reconnus vivent à Molenbeek, Bruxelles-Ville, Schaerbeek ou Anderlecht. De plus, 52,55 % des enfants qui reçoivent une allocation supplémentaire grandissent dans une famille à faible revenu, contre 36,19 % dans la population bruxelloise générale.

Selon Tania Dekens, fonctionnaire dirigeante d’Iriscare, la lutte contre le non-recours reste cruciale : « Réduire le non-recours n’est pas seulement une question de justice, mais aussi un investissement essentiel dans l’avenir des familles précarisées. Chaque enfant qui reçoit le soutien auquel il a droit a de meilleures chances de se développer. Cela renforce non seulement la famille, mais aussi notre société dans son ensemble.»
Défis futurs
Bien que les progrès soient significatifs, Iriscare souligne l’importance de continuer à investir dans des évaluations plus efficaces. En juin 2024, le délai moyen de traitement d’un dossier était de trois mois. Il est crucial de maintenir ce délai de traitement. La réduction des charges administratives et l’amélioration de l’accès aux familles précarisées restent des priorités absolues.
Pour plus d’informations et de chiffres, vous pouvez consulter le rapport complet, les infographies en annexe et stat.iriscare.brussels.